(Excellence Afrik) - Les huit États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont mobilisé au total 9 463,48 milliards FCFA sur le marché régional des titres publics à fin septembre 2025, selon le dernier rapport de l’Agence UMOA-Titres.
Ce volume marque une hausse de 67,36 % par rapport à la même période de 2024, traduisant une forte activité des Trésors publics de la région dans un contexte de besoins persistants de financement.
Cette progression soutenue s’explique par l’intensification des émissions d’obligations (OAT), dont le montant cumulé a bondi de 120 % sur un an pour atteindre 4 691,53 milliards FCFA, contre 4 771,95 milliards FCFA pour les bons du Trésor (BAT), en hausse de 35,47 %. Au total, 176 adjudications ont été réalisées sur les neuf premiers mois de l’année, soit près de 30 % de plus qu’à la même période de 2024.
Malgré cette dynamique, le marché a connu un ralentissement en septembre, les montants levés s’établissant à 545,99 milliards FCFA, en recul de 21,94 % sur un mois et de 25,9 % sur un an. Le nombre d’adjudications a également baissé à 13 contre 18 en août.
La Côte d’Ivoire demeure le principal animateur du marché, avec 293,97 milliards FCFA mobilisés en septembre, suivie du Burkina Faso (88 milliards), du Mali (55 milliards) et du Bénin (33 milliards). Le Sénégal a levé 33 milliards, tandis que la Guinée-Bissau et le Niger ont respectivement mobilisé 31,03 milliards et 12 milliards FCFA. Le Togo est resté en retrait, n’ayant procédé à aucune émission durant le mois.
Sur les neuf premiers mois de 2025, les États de l’UEMOA ont parallèlement remboursé 5 364,50 milliards FCFA à leurs créanciers, soit une hausse de 79,36 % en glissement annuel, traduisant la maturité croissante du marché régional et la montée des volumes d’échéances.
L’encours total de la dette émise sur le marché régional s’établit à 21 401,32 milliards FCFA, quasiment stable (+0,35 %) par rapport à fin août. La Côte d’Ivoire reste en tête avec 6 703,84 milliards, devant le Sénégal (4 275,96 milliards) et le Burkina Faso (2 698,29 milliards).
En termes de conditions de marché, la durée de vie moyenne des titres émis en septembre est ressortie à 1,76 an, contre 2,69 ans le mois précédent. Le taux de couverture moyen des émissions s’est établi à 194,49 %, en hausse sur un an, confirmant un appétit soutenu des investisseurs pour les titres souverains de la région malgré un léger recul conjoncturel