Après un DESS Banques-Finances à l’Université Paris Descartes et un Master en ingénierie financière à l’ESC Toulouse, Jean Luc Konan débute sa carrière en 1996 chez Arthur Andersen comme auditeur. Très vite, son parcours prend une dimension internationale avec des expériences marquantes chez Citibank en Afrique du Sud puis chez Barclays Bank dès 2004, où il pilote la division Afrique de l’Ouest et du Centre sur 17 pays.
De l’audit aux grandes banques africaines
- Ecobank : directeur projets, il coordonne les activités de la banque d’investissement en Afrique centrale.
- UBA (United Bank for Africa) : recruté en 2009, il conduit l’expansion en Afrique centrale et prend successivement la direction générale de UBA Gabon (rentabilité atteinte en 6 mois) puis de UBA Sénégal (passage de la 19ᵉ à la 8ᵉ place en seulement deux ans).
- Ses performances sont saluées par la presse internationale :
- Banquier de l’année au Sénégal – The Banker Magazine (2012)
- Banquier de l’année – Global Finance (2013)
Cofina : l’ambition d’une finance inclusive
En 2013, il quitte le confort des grands groupes pour lancer sa propre vision de la finance : la Compagnie Financière Africaine (Cofina).
- À fin 2019 :
- Total bilan : 155 milliards FCFA
- Encours de crédits : 212 milliards FCFA (+34 % en un an)
- Présence dans 9 pays africains
- Plus de 226 000 clients
Toujours animé par la volonté de démocratiser l’accès aux services financiers, il lance en 2020 Inclusive Bank, basée à Abidjan et appelée à s’étendre dans d’autres pays africains.
En parallèle, il occupe le poste de Vice-président exécutif de MJP Capital (Dubaï) et préside le CAPDEV, une association dédiée à l’essor de la mésofinance en Afrique.
Caterpillar : un tournant stratégique
En 2022, Jean Luc Konan frappe fort en reprenant, via un consortium, la représentation de Caterpillar en Afrique de l’Ouest, jusque-là détenue par JA Delmas.
- Poids du mastodonte :
- Plus de 2 000 employés
- 700 millions d’euros de chiffre d’affaires
- Une présence stratégique dans 11 pays
Mais son génie réside ailleurs : lier la vente de ces équipements lourds à des solutions de financement adaptées. En clair, donner aux entreprises africaines les moyens de construire l’avenir, même sans capital de départ.